Un congrès intense, entre mutations syndicales et transformations sociales
n congrès de la Fédération des Mines et de l’Energie CGT est toujours un moment à part : c’est un moment politique important, tout en étant, pour les militants, l’occasion de se rencontrer, de se découvrir… Mais ce congrès de Bordeaux aura été, pour les cinq cents congressistes, un congrès très particulier… En effet, il a été marqué par le départ de Sébastien Menesplier et les débats sur la refonte de nos statuts pour modifier nos formes d’organisation territoriale (dont le périmètre des coordinations régionales et l’activité en direction des ingénieurs, cadres et techniciens).
Les questions revendicatives ont rapidement fait consensus
Les délégués ont pu profiter de ces cinq jours pour abor- der, dans de très bonnes conditions, tous les sujets qui font la vie de notre organisation. Les luttes ont été nombreuses au cours de ces trois années… parfois victorieuses, parfois non. Mais tous les congressistes ont exprimé le besoin de confronter leur réalité pour chercher le meilleur chemin pour progresser.
Chercher le meilleur chemin pour progresser
La montée des idées d’extrême droite, du racisme, de l’antisémitisme – parfois même dans nos propres rangs -, inquiète. Ce fut un moment d’unanimité, où nous étions, toutes et tous, résolument convaincus de l’urgence de nous emparer de ce combat.
Mais la vie interne de la CGT a suscité bien plus de débats…
Au fil des restructurations, nous sommes confrontés à une plus grande décentralisation des lieux de décision, en par- ticulier dans les entreprises de l’énergie… Nos entreprises se transforment, le salariat qui les compose aussi, et l’arri- vée massive d’outils numériques transforme toujours plus le travail. Enfin, nous devons faire face à la violence et aux attaques que subissent les organisations syndicales, les militants, faire face aussi à la réduction drastique de nos moyens pour rencontrer les salariés. Une réalité vécue par bon nombre de militants dans leur quotidien et qui méri- tait bien un débat. Car le risque de se replier sur soi et de
se réfugier dans un syndicalisme de posture n’est jamais très loin, et ce serait dramatique pour les batailles que nous avons à mener…
Agir face à la situation politique et sociale actuelle
Les congressistes se sont interrogés sur la meilleure façon de mettre en œuvre la démarche de la CGT. Une démarche qui vise à maintenir le cap du changement de société : refu- ser, par exemple, le partage de la pénurie entre catégories de salariés, et, dans le même temps, ne rien lâcher sur la transformation, la reconnaissance du travail et les revendi- cations concrètes du quotidien.
Ancrer notre activité syndicale dans le quotidien du travail
Mais pour rendre crédible notre volonté de changer la société, il faut ancrer notre activité syndicale dans le quo- tidien du travail, rassembler le plus grand nombre de sala- riés et de syndiqués afin de dessiner des perspectives pour changer le vécu de tous les salariés.
Une nouvelle direction fédérale pour relever les défis à venir
La FNME-CGT s’est dotée d’une nouvelle direction fédé- rale avec Fabrice Coudour comme Secrétaire Général. Cette équipe aura la responsabilité de mettre en œuvre les décisions du congrès et de porter les batailles syndicales à venir.