Ce poste ne fait plus rêver la jeune génération Z…

Les dernières études montrent que les jeunes générations ne souhaiteraient plus du tout devenir manager. Ce phénomène porte désormais un nom : « Conscious Unbossing », le fait de refuser consciemment de devenir chef

Manager : une source de contraintes plus qu’une fonction valorisante

Pour preuve, le dernier baromètre de l’APEC qui indique que 56% des cadres de moins de 35 ans envisagent de devenir managers, en recul de sept points par rapport à l’année dernière, reflétant une autre conception de la réussite professionnelle. Le poste de manager est davantage perçu comme source de contraintes que comme une fonction valorisante.

La période Covid a changé la donne

Si la carrière professionnelle reste importante, elle doit s’inscrire dans un équilibre global de vie. Les jeunes rejettent le management « à l’ancienne » : stress, mails à 23 h, pression excessive… Ils ne perçoivent plus le management comme la seule issue pour évoluer, et ils ne veulent plus y aller pour de mauvaises raisons : salaire, prestige social, récompense pour un travail bien fait… D’autant qu’il y a des risques à promouvoir une personne qui n’est pas faite pour encadrer une équipe : les mauvais résultats, mais aussi la dégradation du climat dans l’équipe, voire le risque de conflits qu’il faudra gérer… L’entreprise doit donc mieux accompagner la transition vers le poste de manager par étapes progressives.

Acquérir la légitimité avant de manager des équipes

Toutefois, au-delà des clichés, une étude récente semble proposer une lecture plus nuancée. S’ils ne fuient pas les responsabilités managériales, les jeunes se proposent d’en redéfinir la fonction. En réalité, ils expriment le désir de se sentir plus légitimes à travers l’apprentissage de nouvelles compétences et connaissances, là où leurs aînés voient davantage dans la fonction managériale, une dimension de performance en termes de statut et de prestige. Pour la « Génération Z », préserver sa santé mentale et se garantir un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle est primordial. C’est donc naturellement qu’ils se détournent des postes à plus grandes responsabilités et préfèrent se concentrer sur un parcours de progression plus individuel.

Rester connecté à un travail qui a du sens

Ils restent ainsi connectés à un travail qui a du sens et se concentrent sur des emplois qui mettent en valeur leur personnalité et les aspects de leur job qu’ils apprécient.

Vers une transformation structurelle de la hiérarchie

Les jeunes générations veulent redéfinir les codes du travail et même remettre en question la hiérarchie traditionnelle. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, les postes de cadres intermédiaires ou de managers de proximité (ou de « première ligne ») étaient très convoités. Car dans les organisations, les managers jouissaient d’une certaine reconnaissance sociale qui valorisait l’autorité et le pouvoir de décision. Le contexte actuel a transformé cette perception et la nouvelle génération aspire à une culture du travail où la hiérarchie serait moins marquée, plus horizontale, et où chacun contribuerait de manière plus équilibrée.

  • 52 % des jeunes actifs (Génération Z) ne souhaitent pas devenir managers (source : Robert Walters).
  • 65 % des nouveaux managers estiment ne pas avoir été assez préparés/formés, ce qui crée un sentiment d’imposture ou d’échec rapide (source : Le Figaro Emploi / Cadremploi).
  • 30 % des employés qualifiés dans la tech préfèrent quitter leur entreprise plutôt que d’accepter une promotion managériale (source : L’Essentiel de l’Éco).

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