Engagé·e·s, Organisé·e·s

(Options n°641 – novembe 2018)

6ème congrès de l’UFICT mines énergie du 25 au 29 mars 2019 à Gréoux les Bains (alpes de haute provence)Le congrès national de l’Ufict réunit l’ensemble de ses syndicats, tous les 3 ans, pour définir ses orientations et élire ses instances nationales. Au cœur des débats cette année : l’engagement et l’organisation des syndiqués au quotidien.
La situation sociale et économique de nos industries et du service public a subi de profonds bouleversements et évoluera encore durant les prochaines années. Si d’importantes menaces existent, rien n’est jamais écrit à l’avance… Le poids des organisations syndicales, en particulier au sein de nos secteurs professionnels et parmi l’encadrement, peut influer sur les choix à venir. D’autant que ces transformations génèrent de nouvelles aspirations parmi les salariés maîtrise et cadres.

« Nouvelles aspirations »

Des aspirations auxquelles les entreprises se voient, elles aussi, confrontées : aspiration à une plus grande autonomie dans l’organisation du travail, aspiration à une meilleure reconnaissance de ses qualifications, aspiration à voir ses compétences et ses avis pris en compte dans les décisions de l’entreprise, aspiration à maîtriser son équilibre entre vie au travail et vie privée, aspiration à l’égalité professionnelle femmes-hommes… autant de sujets sur lesquels les directions ne peuvent pas rester les bras croisés. Elles tentent d’y apporter des réponses managériales, pourvus que celles-ci ne sortent pas du cadre imposé par les logiques financières et leurs choix politiques… mais cette situation en évolution représente aussi un champ important d’initiatives syndicales possibles pour la CGT et son Ufict. Le congrès 2019 y consacrera une part importante de ses travaux.

Influer sur les choix à venir

« Monter d’un cran notre efficacité syndicale et notre présence »

Tout cela implique de monter d’un cran notre efficacité syndicale et notre présence parmi toutes les catégories de personnel. Les actions revendicatives de ces dernières années, comme les plus récentes, révèlent les limites d’un syndicalisme qui ne reposerait que sur quelques militants, élus et mandatés. Inversement, les actions qui ont impliqué – souvent sur le plan local – un nombre important de syndiqués ont été payantes.

Une série de questions et de décisions à prendre seront donc soumises aux congressistes : Comment augmenter significativement notre nombre de syndiqué·e·s, notamment là où sont concentrés majoritairement des Ingénieurs, des chercheurs, des cadres et des techniciens ? Comment gagner en capacité d’initiative sur chaque lieu de travail en s’appuyant au maximum sur nos adhérents ?
Comment prendre en compte les différences entre nos syndiqués ?
– Différences entre les nouveaux arrivants et ceux qui ont été embauchés et ont rejoint la CGT au moment où dominait la notion de service public et d’entreprise intégrée.
– Différences entre le vécu des agents des IEG et ceux de l’énergie atomique ou des mines.
– Différences dans les fonctions et métiers exercés : cadre supérieur, manager, expert, chercheur, technicien, agent de maîtrise dans des secteurs tertiaires, techniques… autant de réalités qui nécessitent des approches syndicales adaptées.
– Différences entre les générations…

Comment permettre à chacune et chacun de prendre toute sa place dans la vie syndicale, celle des femmes restant à conquérir.

Le fil rouge de ce 6ème congrès de l’Ufict pourrait se résumer ainsi : « comment faire beaucoup mieux, pour donner plus de place à chacun et à chacune dans la vie et dans ’activité de l’Ufict, quel que soit son niveau d’engagement, ses sensibilités, ses contraintes professionnelles et personnelles » ?
Différentes initiatives de débats avec nos syndiqués doivent être proposées par nos syndicats qui devront aussi mandater leurs délégué-es qui les représenteront à Gréoux.

 

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