Le Conseil National de la Résistance (CNR)

Révisons notre histoire car « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre »

Ce 6 juin 2024, les militants de la CGT étaient conviés à apprendre, échanger, réfléchir autour d’une initiative de l’Institut d’Histoire Sociale des Mines et de l’Energie (IHSME). Actifs et retraités de l’énergie étaient réunis à Montreuil en ce jour historique des 80 ans du débarque-
ment allié sur les plages de Normandie. Parce que le régime de Vichy a rapidement interdit les syndicats et donc la CGT, il était important de commémorer et de se souvenir d’où nous venons, à quoi nous avons échappé il y a 80 ans, afin que la mémoire perdure

Un CNR qui n’a pas pris une ride

La CGT n’hésite jamais à en vanter les mérites. Parce que c’était en 1943, au beau milieu de la deuxième guerre mondiale. Parce que c’était le chaos, parce qu’il fallait réagir, ensemble, sinon c’était mourir ou devenir esclaves d’une dictature. C’est cette force suprême, au-delà des clivages existants, qui a inspiré les fondateurs du Conseil National de la Résistance. Un en- semble de forces réunies contre l’occupant et
surtout contre le fascisme. Des circonstances ultimes qui ont poussé des forces divergentes à s’unir…
La genèse du programme du CNR avec sa création le 27 mai 1943, en pleine guerre, c’est une alliance unique à ce jour. Une union difficile, houleuse fort souvent, de partis politiques et de forces syndicales qui divergeaient sur nombre de sujets. Et pourtant, le CNR reste encore au- jourd’hui à la base de notre modèle social, même si ce dernier est amputé par les gouvernements successifs.

Une union de partis politiques et de forces syndicales divergents

Le CNR (qui n’a rien à voir avec le Macroniste Conseil National de la Refondation…) a été présidé par Jean Moulin, Georges Bidaut puis Louis Saillant. Mais les échanges pour fonder les bases du programme furent difficiles. Pas d’internet, ni de réseaux sociaux à l’époque pour échanger les idées et débattre, et malgré un pays en pleine guerre, le programme du CNR est adopté le 15 mars 1944. Le CNR n’était ni un parti, ni une association, ni une organisation. Il fut une union unique qui a organisé non seulement la lutte contre l’occupant, en fédérant les différentes résistances existantes, mais c’est aussi lui qui a organisé et anticipé l’après-guerre. Il a édicté des principes pour l’intérêt général, pour le peuple, après la victoire contre l’occupant : la Sécurité Sociale, la retraite, les droits des travailleurs, la nationalisation des services indispensables à la Nation dont nous sommes les héritiers avec la création d’EDF-GDF et son statut porté par Marcel Paul, résistant et déporté, et alors Ministre de l’industrie. Le GNC (Groupement National des Cadres) avait été créé en 1937 par la CGT, pionnière sur le sujet de l’organisation de TOUS les salariés. Et en 1943, nombre d’ingénieurs et de cadres ont participé à cette aventure historique qui a fondé les valeurs démocratiques de notre pays.

Quand l’histoire redevient actualité

A l’heure où nous écrivons ces lignes, notre pays est plongé dans un chaos politique voulu par le gouvernement. La CGT a un passé, une histoire dont elle ne peut et ne veut se dé- partir. Elle a été de tous les combats du XXème siècle pour le progrès social, en résistance contre le fascisme. La lutte contre l’extrême-droite et ses idées nauséabondes font partie de son ADN. Le Rassemblement National ne peut être considéré comme un « parti » et c’est l’ennemi des travailleurs. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les votes du RN à l’Assemblée nationale !

La lutte contre l’extrême-droite fait partie de l’ADN de la CGT

Nos valeurs fondatrices CGT doivent être valorisées et rappelées à toutes et tous, pour afficher d’où nous venons et nous montrer une voie d’espoir pour l’avenir. Emparez-vous d’un concept tant attendu : celui des jours meilleurs !

Nous vous invitons à commander votre livre : « Les jours heureux », préfacé par Sophie Binet.

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