fermeture de fessenheim

Le 10 novembre dernier, le Directeur de la Production Nucléaire annonçait au personnel sur le site la « très probable fermeture » de Fessenheim.

La fermeture de Fessenheim : une aberration !

Cette fermeture est annoncée entre la fin 2018 et l’été 2019, période envisagée du chargement du combustible de l’EPR de Flamanville 3.

Cette décision a été prise malgré les difficultés pour passer les derniers hivers et le revirement sur la date de diminution de la part du nucléaire dans le mix énergétique : le principe de réalité n’a donc pas encore fait changer d’avis le gouvernement sur cette fermeture en dépit des autorisations de fonctionnement accordées par l’autorité de sûreté ! Pourtant Fessenheim est bien nécessaire à l’équilibre du réseau et la supprimer est une aberration économique, technique, environnementale et sociale.

Alors que la phase de débat public sur la programmation pluriannuelle de l’Energie commence, le gouvernement enclenche une procédure de concertation et de réflexion sur la reconversion du site de Fessenheim et annonce l’installation d’un comité de pilotage qui réunira élus et acteurs du monde économique.

L’incompréhension du personnel est totale face à la fermeture de cette centrale nucléaire et il conteste sa fermeture anticipée qui va être un désastre pour le territoire.
La déconstruction d’un site génère beaucoup moins d’emplois que son exploitation, on l’évalue d’ailleurs à 10 fois moins ! Et au-delà, c’est la question du sens du travail pour ces mêmes salariés dans la déconstruction de leur outil de travail : les emplois ne sont pas de même nature ! Plusieurs millions d’euros ont été investis par l’entreprise pour rénover des composants importants et amener le site aux meilleurs standards de sûreté dans la perspective antérieure de son prolongement.

Pourtant, si l’efficacité énergétique conduira à économiser de l’énergie, mais que des transferts d’usages d’énergies carbonées vers de l’électricité décarbonée sont à attendre, au final cela devrait augmenter la consommation d’électricité en France. Pour preuve, le remplacement à 2040 de tous les véhicules à moteur par des véhicules électriques conduirait à 20 % d’électricité supplémentaire (100 TWh) et donc forcément à des capacités nouvelles à construire.

L’Ufict-CGT rappelle son opposition à une fermeture anticipée et non motivée techniquement de la centrale de Fessenheim, totalement contraire au Service Public de l’Électricité qui doit fournir une électricité de qualité et au meilleur prix !

 

 

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